Les deux types de colère : visant l’individu ou la société.

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On se le cachera pas, le monde est assez sombre depuis un temps. Il manque clairement d’humanité, de compassion, d’entraide et d’amour autour de nous. À l’opposé, il y a beaucoup trop d’égocentrisme, de préjugés, de haine et de colère qui font ravage sur les victimes des quatres coins du monde.

Je ne suis pas si pessimiste, je suis seulement conscient des réalités et de notre potentiel beaucoup plus élevé qu’on pense qu’il l’est. Bien sûr qu’il y a une augmentation de la conscience et de la spiritualité humaine depuis quelques années, seulement, plus on en parle, plus on s’en rendra compte et plus on pourra changer pour le mieux (car oui, pour changer le monde, il faut d’abord se changer soi-même). Je souhaiterais développer sur un sentiment en particulier que je viens de nommer, encore trop présent dans notre société ‟évoluée” : la colère. J’ai cru comprendre qu’il existe deux sortes de colère dans la vie : la colère envers les individus et celle envers la société.

Tout d’abord : la colère envers les individus. Celle-ci est beaucoup plus rependue en occident. Elle arrive quand quelqu’un trouve insupportable certains défauts ou comportements d’un autre individu. Il se sent obligé de lui faire remarquer pour qu’il se sente mal, ou est seulement de mauvaise humeur et se défoule sur quelqu’un de plus faible et vulnérable que lui. Ça lui donne un sentiment de supériorité et augmente sa confiance en lui. C’est facile d’éprouver de la haine quand on a grandi dans un système de compétition et d’individualisme, et qu’on a appris à craindre nos différents plutôt que de les admirer. Mais il ne faut pas oublier cette citation de Plato (Ou John Watson, ou T.H Thompson, c’est pas très clair) : «soyez aimable, tout le monde que vous rencontrez mène un combat difficile.» C’est tout à fait vrai, on ne sait jamais quand quelqu’un est sur le point de craquer. La vie étant ce qu’elle est, le taux de dépression étant ce qu’il est, surtout au Québec ; anormalement élevé. Ça devrait être inné qu’on se préoccupe du bien-être des autres, à la place de les écraser pour se hisser seul au sommet, qu’on s’entraide tous à l’atteindre ensemble.

L’autre face de la colère, celle envers la société, est plus contrôlable. Je penses que je suis colérique de nature (ou j’ai appris à l’être en y étant exposé) mais j’ai aussi appris à choisir mes combats. Il m’arrive souvent de péter ma coche sur les objets que je possède. Mon père m’a toujour dit que j’étais rough avec mes affaires, donc j’ai appris à faire attention du mieux que je pouvais, mais en vain. Après 19 ans à avoir des ordinateurs performants dignes de ce nom pour quelques mois seulement après leur achat, à trouer 25 paires de bas par année en moyenne et à avoir vu mon récent malaxeur Hamilton Beach ultra performant rendre l’âme sans raison valable. Tout ça en sachant bien que le frigo dans la cave est aussi âgé que mon père et marche mieux que n’importe quel modèle récent. Fais que, j’en suis venu à une conclusion.

Mon hypothèse est qu’à une autre époque existait des matériaux hyper résistants et des méthodes de fabrication primitives qui permettaient de réparer soi-même nos gadgets et électroménagers. Y’étaient pas vite dans le temps ein? Voir que l’industrie avait pas réalisé qui feraient plus de profits si leurs services offerts nécessitaient d’être réparés ou remplacés! Gang d’attardés, ça doit être de votre faute si l’économie va mal de nos jours! Sérieux, faudrait vraiment trouver (et pendre) le cave qui pensait que c’était une bonne idée d’offrir de la qualité aux consommateurs. L’économie elle? Vous en faites quoi? Vous pensez que ça roule tout seul cette machine-là? Peut-être qu’on aurait une moins grosse dette nationale publique à rembourser si vous aviez réfléchi plus tôt avec votre p’tite tête. Moi, tant que je vivrai dans un pays avec un PIB élevé, j’va être ben content. Et j’emmerde tous ceux qui sont trop pauvres pour payer leurs propres choses, vous avez juste à vous forcer plus dans la vie!

Ce que la plupart des gens ignorent, c’est qu’on a beau augmenter peu à peu le salaire minimum, le coût de la vie lui, augmente encore plus. En 1968 , le salaire minimum était de 1,60$/heure. Selon le coût de la vie de l’époque et s’il avait suivi la progression des gains de productivité des États-Unis, il serait aujourd’hui de 21,72$/heure, alors qu’il est encore établi à 7,25$/heure au niveau Fédéral. Ils osent même augmenter nos impôts et couper dans l’éducation, alors que les jeux olympiques d’hiver de Sochi ont coûté 51 Milliard$. Pour 44 Milliards par année, on pourrait mettre un terme à la faim dans le monde et résoudre beaucoup d’autres problèmes si on mettait l’argent nécéssaire, si on se fie à ces faits rapportés par le Huffington Post. Vous ne pensez pas qu’il y aurait une façon de mettre nos priorités à la bonne place? Et oui, on se fait profondément baiser depuis toutes ses années.

Pis le fossé entre les riches et les pauvres continue de se creuser. Un diplôme d’études nous assure de moins en moins d’avoir une job la moindrement payante (ou juste une job). Le coût de la vie, des aliments par exemple (surtout les fruits et légumes)(surtout bio) augmente d’une façon exponentielle, au même rythme que les besoins fondamentaux d’un occidental moyen. La plupart du monde voient ça comme étant normal et faisant partie de la vie, ils se disent qu’on a juste à travailler plus fort et à étudier plus longtemps. Mais y se rendent pas compte de ce que ça représente vraiment, que chaque nouvelle génération devra travailler plus longtemps que la précédente, pour gagner sa vie, payer ses factures, et survivre (et encore plus s’ils souhaitent encore brosser chaque fin de semaine en prenant des selfies avec le dernier iPhone)!

Donc oui, ce mode de vie-là m’enrage, d’avoir des possessions qui coûtent la peau des fesses et qui sont loin d’être fait pour durer. Alors qu’on pourrait en construire qui, à la place, seraient construits avec la technologie optimale et dureraient des siècles. Vous allez trouver ça drôle, mais je suis presque prêt à dire que mes possessions me rendent malheureux. Je commence à sérieusement songer à vendre mon char, ma télé et mon xbox, donner tout le mon linge de trop, bref à me débarasser de tout ce qui me retient quelque part, pour pouvoir, un jour ou l’autre, partir sur le pouce avec un sac a dos et rien d’autre!

Y’a pas que les possessions qui m’enragent, y’a aussi l’horaire de travail, les factures, les assurances, les rendez-vous. Mais bon, je penses que quand on s’informe et qu’on découvre que ça n’a aucun sens, on a de bonnes raisons de se révolter intérieurement, tant que ça ne devienne pas une obsession bien sûr. Je crois au pouvoir de la pensée, je souhaite donc une trâlée de pensées positives à tous. Mais parfois, quand les méthodes établies viennent modifier directement nos modes de vie, c’est plus difficile de garder ça en dedans.

Je pense donc qu’il y a une différence entre ces raisons d’éprouver de la colère et qu’il faut se rendre compte que l’un vise des innocents comme vous et moi et crée du malheur, de l’énergie négative. L’autre vise des gens coupables qui le méritent (bien qu’inatteignables). Faut donc être prudent, si on veut contribuer au bonheur collectif et pas l’inverse. Certains d’entre nous sous estiment la puissance d’un sourire, alors que ça peut carrément changer une journée ou même une vie. Que les autres soient heureux devrait être une condition pour notre propre bonheur, et à l’opposé, leur malheur devrait nous atteindre. Ça s’apelle la compassion. Nous l’avons toujours eu en nous, nous avons seulement appris l’indifférence et l’égoïsme. Une mentalité africaine va dans ce sens et il nous ferait le plus grand bien de l’apprendre :

Un anthropologue a proposé un jeu aux enfants d’une tribu africaine. Il a mis un panier de fruits près d’un arbre et a dit aux enfants que le premier arrivé pourrait avoir tous les fruits. Au signal, tous les enfants se sont élancés en même temps… en se donnant la main! Puis ils se sont assis ensemble pour profiter de leur récompense. Lorsque l’anthropologue leur a demandé pourquoi ils avaient agi ainsi alors que l’un d’entre eux aurait pu avoir tous les fruits, ils ont répondu : « Ubuntu. Comment l’un d’entre nous peut il être heureux si tous les autres sont tristes ? »

« Ubuntu dans la culture Xhosa signifie : « Je suis parce que nous sommes »…

Également, selon le Dalaï Lama : si nous apprenions la méditation à chaque enfant, la violence du monde disparaitrait en une seule génération.

À méditer

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2 réponses à “Les deux types de colère : visant l’individu ou la société.

  1. J’opte pour la colère contre la société qui est largement plus saine que la colère contre moi même ou encore contre mon partenaire, un ami ect …

    La colère contre la société sera construtive car elle influencera le changement future de la dite société dans laquel j’évolue …♥♡

    Aimé par 1 personne

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